Confrontée en première ligne au fléau des violences basées sur le genre, la police mauritanienne a entrepris un vaste chantier: renforcer les compétences de son personnel et l’outiller, afin d’offrir une meilleure prise en charge des cas. De nombreuses barrières empêchent en effet les victimes de franchir la porte du commissariat de police pour obtenir la réparation de leurs droits.

Reportage au sein d’une Brigade des Mineurs à Nouakchott, où l’équipe a été récemment formée, avec l’appui de la coopération espagnole.

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Hendou Mint Cheikhna, commissaire de police au sein de la Brigade des Mineurs Ouest de Nouakchott. Copyright: Aude Rossignol

La violence basée sur le genre était un sujet tabou en Mauritanie. C’est un fléau qui frappe tout le monde”, déplore Hendou Mint Cheikhna, commissaire de police au sein de la Brigade des Mineurs Ouest de Nouakchott.


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Centrale solaire de Zagtouli, Burkina Faso. Crédit photo: Ministère des Affaires Etrangères d’Espagne

Dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), près de 60 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Parmi elles, un grand nombre de familles vivant dans les zones rurales. L’électrification de ces zones isolées pourrait s’accélérer grâce à l’installation de solutions innovantes, comme les mini-réseaux autonomes et les systèmes solaires individuels. L’Alliance Sahel en fait une de ses priorités.


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Copyright: Terre Nourricière / RIMRAP

Tout comme ses voisins africains, la Mauritanie est durement touchée par les changements climatiques. Les épisodes de sécheresses et d’inondations de plus en plus violents et fréquents augmentent la vulnérabilité des familles qui souffrent de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Depuis 2016, un projet multi-acteurs financé par l’Union européenne renforce les institutions mauritaniennes à l’échelle nationale et locale, dans 4 régions du sud du pays, afin de contribuer à la résilience des agriculteurs et éleveurs.

Elles cultivent toute l’année en zone aride

« Notre vie a changé. Depuis qu’on a commencé le jardin, on mange ce qu’on produit et on vend le surplus. »

Ce qui peut sembler un miracle, c’est l’histoire d’un groupe de femmes maraîchères de l’un des 17 villages de la commune d’Ajar, dans le Guidimakha au sud de la Mauritanie. Elles pratiquent le maraîchage toute l’année, y compris en saison sèche, en mutualisant les moyens et les appuis-conseils agricoles. Elles ont adopté de nouvelles pratiques agro-écologiques sans pesticide qui permettent d’avoir des cultures moins gourmandes en eau et mieux adaptées aux terres arides. Grâce à ces nouvelles techniques, l’environnement aussi s’est amélioré. Le sol s’est enrichit et retient mieux l’eau ! …

Alliancesahel

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